
Un blog, c’est censé être défoulatoire. Surtout pour un journaliste qui, métier oblige, pratique à tout bout de papier l’autocensure. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’empêche d’écrire ce qu’il pense –quand toutefois il pense-, mais plutôt qu’il s’adapte précautionneusement au public des chers lecteurs qu’il est censé avoir et au digne support qui lui fait l’honneur d’imprimer sa prose. Ainsi, dans le journal d’obédience catho de gauche, allez, on va dire « humaniste », au sein duquel j’ai sévi durant des lustres, il a toujours été convenu qu’il valait mieux éviter de dire du mal du pape. Un tabou qui ne m’a pas vraiment frustré, le Vatican ne faisant pas exactement partie de mon domaine de prédilection. Les gros mots aussi, fallait éviter, normal, on est toujours plus choqué par ce que les gens disent que par ce qu’ils font. Souvenez-vous du pétage présidentiel, vilipendant l’an dernier en termes peu châtiés un pékin qui l’apostrophait au salon de l’agriculture : lieu idéal pour jurer comme un charretier, non ?
Adoncques (ça, c’est du vieux et bon français), écrire tout cru ce que l’on dit tout haut, est un exercice aussi jubilatoire que peu familier pour le gratte papier que je suis. Par exemple « bite » et couille ». Non que ces exotiques noms communs représentent des échantillons types de mon langage courant, mais il m’arrive, comme tout le monde j’imagine (sauf le pape ?), de les articuler. Je ne sais pas pourquoi, docteur, j’adore le mot « couille ». En cherchant dans le dictionnaire, j’ai découvert que des fleurons de notre littérature comme Flaubert, Aragon, Sartre, et même Simone de Beauvoir, ne dédaignaient pas d’utiliser de temps en temps ce trivial substantif féminin. Ca rassérène…
Quand j’étais petit, j’avais un copain de cour de récré qui s’amusait à intercaler l’expression « couille de mes deux » au milieu des patronymes de ses camarades. Par exemple, pour moi, ça donnait Barbecouilledemesdeuxbot. Je trouvais ça hilarant. Ca m’est resté. J’aime bien coller des couilles partout. Je vais faire les courses au Monocouille ou à la Foir’couille, j’achète mes pompes chez Batacouille, mes meubles chez Couilleforama, mes outils chez Bricouillemarché, je préfère le dernier disque de Couilleplay à celui de l’épouse de Sarkouille, ce qui ne m’empêchera pas de lire le bouquin sur Bernard Kouillechner, voyez le genre…
Bon, d’accord, ça ne marche pas à toutes les couilles, pardon, à tous les coups. Mais moi, ça me fait rigoler. Quitte à passer pour un couillon.
Adoncques (ça, c’est du vieux et bon français), écrire tout cru ce que l’on dit tout haut, est un exercice aussi jubilatoire que peu familier pour le gratte papier que je suis. Par exemple « bite » et couille ». Non que ces exotiques noms communs représentent des échantillons types de mon langage courant, mais il m’arrive, comme tout le monde j’imagine (sauf le pape ?), de les articuler. Je ne sais pas pourquoi, docteur, j’adore le mot « couille ». En cherchant dans le dictionnaire, j’ai découvert que des fleurons de notre littérature comme Flaubert, Aragon, Sartre, et même Simone de Beauvoir, ne dédaignaient pas d’utiliser de temps en temps ce trivial substantif féminin. Ca rassérène…
Quand j’étais petit, j’avais un copain de cour de récré qui s’amusait à intercaler l’expression « couille de mes deux » au milieu des patronymes de ses camarades. Par exemple, pour moi, ça donnait Barbecouilledemesdeuxbot. Je trouvais ça hilarant. Ca m’est resté. J’aime bien coller des couilles partout. Je vais faire les courses au Monocouille ou à la Foir’couille, j’achète mes pompes chez Batacouille, mes meubles chez Couilleforama, mes outils chez Bricouillemarché, je préfère le dernier disque de Couilleplay à celui de l’épouse de Sarkouille, ce qui ne m’empêchera pas de lire le bouquin sur Bernard Kouillechner, voyez le genre…
Bon, d’accord, ça ne marche pas à toutes les couilles, pardon, à tous les coups. Mais moi, ça me fait rigoler. Quitte à passer pour un couillon.
