
En anglais, on appelle ça le « stage diving », littéralement « plongeon de scène ». Un exercice fort en vogue dans les années punks, qui consiste, qu'on soit musicien ou spectateur, à plonger la tête la première dans le public.
La pratique a été, sinon inventée, du moins popularisée par Iggy Pop, pendant les concerts des Stooges. Sauf que l'Iguane, non content de se lacérer le torse avec des tessons de bouteille, de s'enduire de Chantilly ou de ketchup et de faire le cochon pendu avec le micro, avait encore perfectionné le truc : se laisser porter debout, en équilibre sur une marée de bras tendus, traduisez par « crowd walking ». Aujourd'hui, à plus de soixante balais, le pimpant Pop n'a nullement renoncé à ses acrobaties scéniques, après tout ça fait partie de sa légende. Pas comme Peter Gabriel, qui lui, a sagement cessé de se laisser tomber en arrière dans la foule, après une mauvaise réception due, sans doute, à une poignée de fans timorés ou pas assez costauds.
Après le parrain Iggy, ils sont légion à avoir perpétué ce sympathique et convivial sport en salles. Chez nous aussi, y'a pas de raison, de la Mano Negra à Dionysos, en passant par Cali et les Wampas, on est adepte du stage diving. Quoi de plus normal, dans la patrie de Sébastien Chabal et de Laure Manaudou... Oui mais le stage diving, c'est casse gueule. Un peu comme critiquer la Chanson du dimanche.
Demandez à Didier Wampas, le remuant chanteur du groupe éponyme, qui a failli se ramasser méchamment, lundi dernier, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle. Au cours d'une soirée pastiche organisée en mémoire du regretté Claude François, avec la participation d'artistes aussi différents que Kent, Néry, Clarika, Polo, Jean Guidoni ou Zoé, notre Didier emporté par sa fougue habituelle a tenté une périlleuse cabriole dans le public... qui s'est prudemment écarté, laissant l'inconscient s'écraser seul sur le bitume dans un roulé-boulé digne d'un champion de parachutisme. Renseignements pris, les spectateurs en question étaient surtout là pour applaudir Christophe Maé, le concert d'après, pas pour recevoir un Wampas sur la tronche. « C'est pas grave, dira Didier, contusionné mais magnanime, ce sont les risques du métier ». Il a raison. Le tout, qu'on fasse du rock ou du journalisme, est de ne pas se tromper d'audience. Juste pour éviter de plonger dans une piscine vide.
Après le parrain Iggy, ils sont légion à avoir perpétué ce sympathique et convivial sport en salles. Chez nous aussi, y'a pas de raison, de la Mano Negra à Dionysos, en passant par Cali et les Wampas, on est adepte du stage diving. Quoi de plus normal, dans la patrie de Sébastien Chabal et de Laure Manaudou... Oui mais le stage diving, c'est casse gueule. Un peu comme critiquer la Chanson du dimanche.
Demandez à Didier Wampas, le remuant chanteur du groupe éponyme, qui a failli se ramasser méchamment, lundi dernier, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle. Au cours d'une soirée pastiche organisée en mémoire du regretté Claude François, avec la participation d'artistes aussi différents que Kent, Néry, Clarika, Polo, Jean Guidoni ou Zoé, notre Didier emporté par sa fougue habituelle a tenté une périlleuse cabriole dans le public... qui s'est prudemment écarté, laissant l'inconscient s'écraser seul sur le bitume dans un roulé-boulé digne d'un champion de parachutisme. Renseignements pris, les spectateurs en question étaient surtout là pour applaudir Christophe Maé, le concert d'après, pas pour recevoir un Wampas sur la tronche. « C'est pas grave, dira Didier, contusionné mais magnanime, ce sont les risques du métier ». Il a raison. Le tout, qu'on fasse du rock ou du journalisme, est de ne pas se tromper d'audience. Juste pour éviter de plonger dans une piscine vide.


