
Il y a juste trente ans, le 5 novembre 1977, disparaissait René Goscinny. Pas question ici de refaire sa nécro, tout le monde sait qu’il fut le papa d’Astérix, Lucky Luke, Iznogoud et autre Petit Nicolas. Et de Oumpah-Pah. Qui ça ? Le plus brave des braves de l’hétéroclite tribu des Shavashavas (cri de guerre : « Yak-yak-yak-yak-yak ! ») le guerrier imperturbable nourri au pemmican, qui ne craint ni l’absorption d’un bol de chocolat bouillant (« h'est bon mais h'est haud », réplique culte) ni les chatouillis d’une plume d’aigle. Oumpah-pah, fils de Papa-Pah et de Maman-Pah, mélange d’Astérix pour la ruse et d’Obélix pour la force, fut la première création du tandem Goscinny–Uderzo, dès 1958, dans le journal de Tintin. Et disparut, au bout de cinq aventures, pour laisser place au petit Gaulois que l’on sait.
Il n’y avait pas de cow-boys dans cette histoire d’Indiens. Juste des soldats français (ça se passe au XVIIIe siècle, en Amérique du Nord), dirigés par des aristos poudrés, avec épées, dentelles et jabots de rigueur. Ainsi Hubert de la Pâte Feuilletée, surnommé Double Scalp à cause de sa perruque, devenu le souffre-douleur et l’inséparable compagnon du héros sioux. Parmi les personnages de la série, il faut absolument mentionner le sorcier Y-Pleuh, ou le traître Nah-Qu’une-Dent-Mais-Elle-Est-Tombée-Alors-Maintenant-N’en-Nah-Plus, record homologué du nom le plus long de l’histoire de la B.D.
Difficile de raconter ici la multitude de gags et de dialogues loufoques qui émaillaient les aventures de Oumpah-Pah. Juste une scène, récurrente, comme on dit aujourd’hui à propos des feuilletons télévisés : « On va faire un pow-wow » décrétait soudain sûr de lui, le chef Gros Bison. « Un quoi ? » interrogeait en chœur le clan ahuri. « Un pow-wow ! » hurlait le sachem, excédé. « Ah bon ! » soupirait alors la tribu soumise. Ça ne vous rappelle pas un conseil des ministres très contemporain ?
Quand j’étais gamin, Oumpah-Pah était mon pote. Comme lui, j’avais un tomahawk (le mien était en plastique), un pantalon à franges (acheté par ma mère compatissante dans un magasin spécialisé dans les farces et attrapes et bals costumés, je me souviens même de l’enseigne, ça s’appelait « La Joie de Vivre »), un tipi dans ma chambre, ne me manquaient que le canoë et les biscotos. Aujourd’hui, Goscinny n’est plus, mes héros d’après ont troqué l’arc pour une guitare, mais j’ai conservé religieusement tous les albums d’Oumpah-Pah. Dans son panthéon personnel, on case les chef-d’œuvres qu’on peut.
Une autre fois, promis, on parlera de Chick Bill.
Il n’y avait pas de cow-boys dans cette histoire d’Indiens. Juste des soldats français (ça se passe au XVIIIe siècle, en Amérique du Nord), dirigés par des aristos poudrés, avec épées, dentelles et jabots de rigueur. Ainsi Hubert de la Pâte Feuilletée, surnommé Double Scalp à cause de sa perruque, devenu le souffre-douleur et l’inséparable compagnon du héros sioux. Parmi les personnages de la série, il faut absolument mentionner le sorcier Y-Pleuh, ou le traître Nah-Qu’une-Dent-Mais-Elle-Est-Tombée-Alors-Maintenant-N’en-Nah-Plus, record homologué du nom le plus long de l’histoire de la B.D.
Difficile de raconter ici la multitude de gags et de dialogues loufoques qui émaillaient les aventures de Oumpah-Pah. Juste une scène, récurrente, comme on dit aujourd’hui à propos des feuilletons télévisés : « On va faire un pow-wow » décrétait soudain sûr de lui, le chef Gros Bison. « Un quoi ? » interrogeait en chœur le clan ahuri. « Un pow-wow ! » hurlait le sachem, excédé. « Ah bon ! » soupirait alors la tribu soumise. Ça ne vous rappelle pas un conseil des ministres très contemporain ?
Quand j’étais gamin, Oumpah-Pah était mon pote. Comme lui, j’avais un tomahawk (le mien était en plastique), un pantalon à franges (acheté par ma mère compatissante dans un magasin spécialisé dans les farces et attrapes et bals costumés, je me souviens même de l’enseigne, ça s’appelait « La Joie de Vivre »), un tipi dans ma chambre, ne me manquaient que le canoë et les biscotos. Aujourd’hui, Goscinny n’est plus, mes héros d’après ont troqué l’arc pour une guitare, mais j’ai conservé religieusement tous les albums d’Oumpah-Pah. Dans son panthéon personnel, on case les chef-d’œuvres qu’on peut.
Une autre fois, promis, on parlera de Chick Bill.

1 commentaires:
La réplique culte "h'est bon mais h'est haud" a d'aileurs été reprise des années plus tard par un publicitaire vantant d'affreuses saucisses bas de gamme je crois.
Ce créatif (?) ambitieux (c'est un pléonasme ET un euphémisme) se nommait Thierry Ardisson et n'avait pas encore envahi notre Paf..
Bp
Ps : notons juste que le personnage d'Iznogoud (mon préféré avec Assurancetourix) a inspiré nombre de politiques (dont un petit Français très agité)..
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