dimanche 8 novembre 2009

SUITE A CET ESCLANDRE...

Suite à cet esclandre
Autant vous prévenir
Inutile d’attendre
De me voir revenir
Suite à ce barouf
Il vaut mieux oublier
Avant d’avoir dit ouf
Penser vous pardonner

Suite à ce boucan
Comment faire autrement
Que de lever le camp
Même sans ressentiment
Suite à cet éclat
Je dois vous avertir
Que tout remettre à plat
Ne peut nous réunir

Que de remue-ménage
Que de tohu-bohu
Votre scène de ménage
Ca y est, vous l’avez eue
Puisque votre ramage
A ce point m’a déplu
Cette fois je déménage
Vous donne le... salut !

Suite à cette dispute
Il faut nous l'avouer
Plus rien ne se discute
L’un à l’autre voués
Suite à ce raffut
Fascinant de penser
Que votre amant je fus
Dans un récent passé

Suite à ce ram-dam
Pourquoi se faire du mal
Le moindre quidam
Se s’rait d’jà fait la malle
Et suite à ce clash
J’encaisse, j’me casse mais
C’est pour mieux payer cash
Et nous perdre à jamais

Que de remue-ménage
Que de tohu-bohu
Vos humeurs je manage
Oui mais je n’en peux plus
Et puisque votre rage
Notre idylle a rompu
Sans que je vous ménage
Je fuis pour mon... salut !

samedi 24 octobre 2009

Promiscuité

Ce furent de bien belles noces
Limousines, Rolls et carrosses
L’alcool y coulait à flots
Whisky, champagne à gogo
La fiancée fut tant saoule
Qu’elle disparut dans la foule
On la r’trouva au matin
Dans l’lit d’un des musiciens
Moralité : quitt’ à t’marier
Evite la promise cuitée

lundi 1 juin 2009

Francis Barbot
1929 - 2009

vendredi 15 mai 2009

SOUS LA PLUIE

On s’était promis
Le soleil et le paradis
Et tant de climats inédits
On s’était juré
La passion, la fidélité
Sous des cieux plus bleus qu’en été
Mais trop longtemps j’ai pris le pli
De t’attendre sous la pluie
Aujourd’hui je me replie
A toi qui m’avais tant plu
Je te le dis tant et plus
Je te plains mais n’en peux plus

Allez, laisse aller
Tant de nuages amoncelés
Ont notre destinée scellé
Dans ton jeu j’ai trop peu lu
J’ai fait le plein, tout au plus
L’amour dont j’étais empli
Laissé en plan sous la pluie
A pris l’eau et puis pâli
Maintenant qu’il ne pleut plus
De toi je ne veux plus

lundi 6 avril 2009

QUESTION DE TAILLE



trouvé sur le net...

mardi 31 mars 2009

TOUS LES HEROS ONT DES CHAPEAUX




LE RETOUR DE JEAN-JACQUES


Je suis retombé sur lui en faisant des rangements. Borgne, pelé, puant, mais toujours cette physionomie aimable, cette douceur résignée, cette bienveillance consentante qui faisaient son charme quand il était jeune. Je l’ai reconnu immédiatement, même si il y avait plusieurs décennies que je ne l’avais pas blotti dans mes bras. Je ne sais pas pourquoi, je l’avais baptisé Jean-Jacques. Drôle de nom pour une peluche… Pourquoi pas Pardaillan, Lancelot ou Fracasse, mes héros de l’époque (invariablement incarnés par Jean Marais dans les films d’Hunebelle) ? Celui de mon frère, je m’en souviens, s’appelait Bruno, c’était pas vraiment mieux.
En fait, je n’ai pas beaucoup de souvenirs communs avec Jean-Jacques. Sans doute n’étais-je pas du genre à lui faire des câlins, à lui raconter des histoires ou à le trimballer partout. Juste une présence rassurante, familière, juchée sur une étagère ou vautrée les quatre fers en l’air sur la moquette.
L’autre soir, sur une chaîne du câble, je regardais un film de science fiction, genre série B, intitulé « Screamers ». Une histoire de robots pervers capables de prendre toutes les formes et les apparences (enfant, copain, jolie femme, etc) pour, évidemment, tuer tous les humains et conquérir la planète. A la fin, après en avoir bousillé un maximum à coups de fusil laser, le héros réussit à se barrer dans sa capsule spatiale. Sauf qu’il n’a pas vu, abandonné juste derrière son siège de pilote, un ours en peluche agité de soubresauts. Le film se termine comme ça, on imagine la suite…
Curieux comme l’image du nounours hante l’inconscient collectif, me disais- je en moi-même (sans doute n’avais-je rien d’autre à faire). Du teddy bear d’Elvis Presley à la créature démoniaque des nanars d’épouvante, l’ours en peluche nous accompagne, enfant ou adulte, à travers les générations. Depuis son invention, il y a bien eu le Kiki (un singe velu au faciès barré d’un sourire simiesque) ou la Girafe en caoutchouc (qui fait pouic pouic quand on la tripote). Mais rien ne remplacera le Nounours, immuable quadrupède aux yeux en boutons de culotte et au museau en bisou poilu.
Du coup, j’ai ressorti le mien de sa boîte. Il n’a même pas l’air de m’en vouloir, de l’avoir abandonné si longtemps. Et j’ai beau le surveiller étroitement, je ne l’ai pas encore vu bouger. Jean-Jacques et moi, c’est pour la vie.